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L’attrait des petites choses

We want to make people aware of the power of good design for a sustainable future.

Secrid makes Cardwallets, but Secrid is much more than that. We also have a message to share. We want to make people aware of the power of good design for a sustainable future. It is our mission to change the focus of industry from producing more to producing better. We call that Industrial Evolution.

Let’s start with ourselves. With the launch of our Cardwallets in 2009, we changed the wallet market. Since then, we have been continuously improving our designs. For example, we do a lot of material research into leather, leather alternatives and aluminium.

We discussed this material research with colleagues Sam Smeets (sustainability), Danielle van Geer (collection) and Bente Arts (business development). They talk openly about the choices and dilemmas that come with developing and improving a product in the most sustainable way possible.

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Quel type d’enfant était René ?

Joop : Il s’intéressait à tout. Il était fasciné par tout ce qui était petit. Mais contrairement à moi, il ne s’intéressait pas particulièrement à la technologie. Il a d’abord fait des études de chimie.


René : out m’intéressait réellement. La biologie, la chimie. Si j’ai choisi la chimie, c’est parce que j’aimais vraiment l’univers des laboratoires. Le matériel en verre, faire des essais, expérimenter. En réalité, j’étais plus attiré par l’imaginaire lié à la chimie que par la chimie en tant que telle. La créativité à laquelle j’aspirais, je ne l’ai trouvée que plus tard dans le design industriel.

Lorsqu’il était enfant, avez-vous parfois emmené René à l’Université de technologie de Delft où vous travailliez ?

Joop : Oui. J’étais formateur et professeur d’ingénierie aéronautique et je travaillais au département de calcul de résistance. Sur place, il y avait un train d’atterrissage. On pouvait voir comment une roue était rétractée. Ça le fascinait.


René : J’étais très jeune quand je suis allé à l’Université de technologie de Delft. J’étais réellement fasciné par les choses en mouvement, la manière dont quelque chose est assemblé, comme ce train d’atterrissage, ou encore les trains à vapeur en Allemagne. On m’a offert très jeune des jeux de construction Fischertechnik, une variante des Meccanos.


Joop : On ne lui a pas offert toute la gamme d’un coup. D’abord un kit pour débutant puis la suite peu à peu, selon ses besoins. Il a reçu les éléments progressivement et a pu compléter ses constructions au fur et à mesure. L’un de mes collègues avait réussi à dégoter un kit complet d’occasion pour son fils, mais il n’a jamais joué avec. Avec ce kit, on pouvait construire tout un tracteur ! Le problème, c’est que si vous recevez tous les éléments d’un coup, vous n’arrivez à rien. Il y en a trop. Si bien qu’il vous manque l’envie de les compléter. Avec René, c’était un peu « Il me manque ci ou ça. J’ai besoin de ça », et ça devenait un défi pour lui.


René : Et bien sûr, ça rend créatif de construire quelque chose avec peu de ressources. Lorsque tout est disponible en abondance, on finit vite par s’ennuyer.

C’était volontaire de ne pas offrir tous les éléments à René d’un coup pour qu’il imagine ses propres solutions ?

Joop : Ce n’était pas prémédité, ça s’est juste passé comme ça. Rétrospectivement, je pense que c’était une bonne chose. Moi aussi, j’ai été élevé comme ça. J’avais vraiment peu de choses et je devais réussir à faire ce que je voulais avec. On a été façonné et influencé par la pénurie des années de guerre et d’après-guerre, c’est évident.


René : De ce point de vue, la pénurie est plutôt une bonne chose. Nous avons grandi, au début, à une époque marquée par la sobriété. Combien de fois on partait en vacances ou on allait au restaurant ? Peut-être une fois par an. Tout était bien plus modéré qu’aujourd’hui. Nos enfants ne peuvent pas imaginer ça.

Que pensez-vous de l’abondance actuelle ?

Joop : En un clic, on peut se faire livrer une commande dans la journée ! Nous, nous n’achetons rien en ligne. Nous préférons aller dans les magasins. Pour voir, saisir dans nos mains, toucher. J’aime bien aller dans les magasins d’occasion. J’y trouve des objets du passé et je me dis : « Ah, mais oui, moi aussi j’ai eu ça ! » Et parfois j’achète.

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Les pièces du Cardprotector.
We see bovine leather as an upcycled material.

You conduct a lot of research into more sustainable materials. What do these investigations look like, what is important?

Sam: We start by finding out what is already known about a new material. We look at how transparent the supplier is, where the production locations are, whether renewable energy sources are used and how they deal with waste. If we see potential, we make a life cycle analysis in collaboration with EcoChain. In addition, we always look at the 'end of life' of the material. Can it be repaired or recycled? Can we or the supplier take the material back?

Longevity is very important to us. To be able to promise this to our consumer, we test thoroughly.

We perform tear tests, pull tests, we test the colour fastness of products with acid and water, as well as how the material ages. This way we can weigh different factors to determine the quality of the material.

We also investigate what it means to start employing a material at scale. Is choosing this material still a good decision if it is being sold in 80 countries? For example, when something can only be recycled under certain circumstances in the Netherlands, but not in the 79 other countries, we must reconsider our choice.

If a certain material is not yet suitable but shows promise in other areas, we will work with the supplier to determine what is needed to improve it. We share the data and findings from our technical tests with them, so that they can improve. Because it may not work today, but it could in six months. And that also benefits us.

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Et à votre avis, aborder les produits sous cet angle, c’est l’avenir ?

René : Il faut que ça le soit...

Joop : Dans un souci de durabilité, oui.

René : L’idée, c’est de créer la durée de vie la plus longue possible, qui s’ajuste ensuite en fonction de la durée d’utilisation. Avec le plastique, par exemple, la durée de vie est bien trop longue. On peut le retrouver dans la nature des dizaines d’années après ! En revanche, sa durée de vie utile est très courte. Il faut donc harmoniser ces deux aspects. À Secrid, une fois la durée de vie écoulée, on s’assure que le matériel retourne dans la chaîne. Nous avons commencé à fabriquer des porte-cartes il y a douze ans et ils fonctionnent toujours à merveille. Un porte-carte a une durée de vie minimale de dix ans, c’est ce que nous nous sommes toujours efforcés d’atteindre.

Joop :  Mais il y a aussi la question de la mode. Est-ce qu’on porte la même chose pendant dix ou vingt ans ? Ou est-ce qu’on suit la mode ?

René :  J’espère qu’on va vers un allongement de la durée de vie, y compris pour les vêtements. Des vêtements fabriqués avec de beaux matériaux naturels qui durent longtemps, c’est aussi très appréciable. Comme un pull qui a 40 ans et qui est toujours en bon état. Mais il y aura toujours des différences selon les groupes de produits.

Y a-t-il quelque chose dans votre vie, hormis le porte-carte, qui a duré très longtemps et que vous aimez tellement que vous l’avez gardé ?

René : Oui. J’ai des chaussures, et un pull, que j’ai portés très longtemps. Et j’ai aussi un vélo depuis très longtemps.

Joop :  J’ai une vieille paire de chaussures de randonnée avec lesquelles j’ai beaucoup marché et qui sont maintenant un peu usées. J’ai déjà une nouvelle paire, mais j’utilise toujours les anciennes.

Gerrie fait son apparition avec les chaussures de randonnée en question, il y a un grand trou dans l’une des semelles.

René : Ah, mais tu peux encore les faire réparer !

Joop : Ces chaussures, je les ai tellement portées qu’elles font en quelque sorte partie de moi.

René, je crois qu’une autre mission vous attend : conduire votre père chez le cordonnier !

Rires.

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Et à votre avis, aborder les produits sous cet angle, c’est l’avenir ?

René : Il faut que ça le soit...

Joop : Dans un souci de durabilité, oui.

René : L’idée, c’est de créer la durée de vie la plus longue possible, qui s’ajuste ensuite en fonction de la durée d’utilisation. Avec le plastique, par exemple, la durée de vie est bien trop longue. On peut le retrouver dans la nature des dizaines d’années après ! En revanche, sa durée de vie utile est très courte. Il faut donc harmoniser ces deux aspects. À Secrid, une fois la durée de vie écoulée, on s’assure que le matériel retourne dans la chaîne. Nous avons commencé à fabriquer des porte-cartes il y a douze ans et ils fonctionnent toujours à merveille. Un porte-carte a une durée de vie minimale de dix ans, c’est ce que nous nous sommes toujours efforcés d’atteindre.

Joop :  Mais il y a aussi la question de la mode. Est-ce qu’on porte la même chose pendant dix ou vingt ans ? Ou est-ce qu’on suit la mode ?

René :  J’espère qu’on va vers un allongement de la durée de vie, y compris pour les vêtements. Des vêtements fabriqués avec de beaux matériaux naturels qui durent longtemps, c’est aussi très appréciable. Comme un pull qui a 40 ans et qui est toujours en bon état. Mais il y aura toujours des différences selon les groupes de produits.

Y a-t-il quelque chose dans votre vie, hormis le porte-carte, qui a duré très longtemps et que vous aimez tellement que vous l’avez gardé ?

René : Oui. J’ai des chaussures, et un pull, que j’ai portés très longtemps. Et j’ai aussi un vélo depuis très longtemps.

Joop :  J’ai une vieille paire de chaussures de randonnée avec lesquelles j’ai beaucoup marché et qui sont maintenant un peu usées. J’ai déjà une nouvelle paire, mais j’utilise toujours les anciennes.

Gerrie fait son apparition avec les chaussures de randonnée en question, il y a un grand trou dans l’une des semelles.

René : Ah, mais tu peux encore les faire réparer !

Joop : Ces chaussures, je les ai tellement portées qu’elles font en quelque sorte partie de moi.

René, je crois qu’une autre mission vous attend : conduire votre père chez le cordonnier !

Rires.

Ce qui me motive, c’est de faire des choses pour tout le monde et non pas juste pour quelques privilégiés.

Combien de Cardprotectors avez-vous ?

Joop : J’en ai deux et Gerrie, ma femme, en a trois. Je mets aussi du liquide dans l’un d’eux. Ils fonctionnent très bien ! Je n’ai trouvé aucune amélioration à apporter (rires). Ce petit ressort dans le Cardprotector fonctionne parfaitement. C’est un design très perfectionné. Exactement à l’image de René.

René : J’ai toujours été fasciné par ce qui est petit. Quand j’étais enfant, ça me faisait rêver. Je ressentais une sorte de crainte mêlée de passion. J’ai toujours été attiré par les petites choses. J’ai une grande affinité avec les mécanismes et le mouvement. Un produit que vous portez sur vous, c’est comme une extension de votre corps, qui vous permet de compenser ce qu’il n’a pas. C’est aussi ce qui me plaît dans nos porte-cartes : ce sont des accessoires personnels qu’on porte sur soi toute la journée. Ce qui me motive, c’est de faire des choses pour tout le monde et non pas juste pour quelques privilégiés.

Le petit ressort qui actionne le levier du Cardprotector en est un élément essentiel, présente-t-il encore un potentiel d’amélioration après toutes ces années ?

René : Bien sûr, ça fait treize ans qu’on est présent sur le marché avec ce produit. Nous gardons et étudions tous les produits qui nous sont retournés. Ça nous permet d’identifier nos points faibles. Soit nous les réparons, soit nous renvoyons un nouveau Cardprotector. Le ressort est sollicité dynamiquement et c’est la partie la plus fragile du porte-carte. Chaque petit angle, chaque coin arrondi détermine sa durée de vie. Nous l’avons testé un million de fois. À un moment, on a usé plus de machines de test que de ressorts !

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